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Le groupe AFD à la COP17
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Quand
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Du Lundi 17 août 2026 au Vendredi 28 août 2026
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Où
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National Garden Park, Khoroo 26, District de Bayanzurkh, Oulan-Bator 13313, Mongolie
Organisée du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) réunira les États Parties, les organisations internationales, les banques publiques de développement, les acteurs scientifiques, la société civile, les jeunes, les peuples autochtones, les communautés pastorales et le secteur privé autour d’un enjeu central : restaurer les terres pour renforcer la résilience des territoires et des populations.
Adoptée en 1994, la CNULCD constitue le cadre multilatéral de référence pour la gestion durable des terres, la lutte contre la désertification et l’atténuation des effets de la sécheresse. Aux côtés des Conventions climat et biodiversité, elle fait partie des trois Conventions de Rio. Elle porte une ambition majeure : atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici 2030.
Placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », la COP17 interviendra dans un contexte marqué par l’intensification des sécheresses, la dégradation croissante des terres, les tensions sur les ressources naturelles et les risques pesant sur la sécurité alimentaire. Elle constituera également la première des trois COP des Conventions de Rio prévues en 2026, ce qui lui confère un rôle structurant dans l’agenda environnemental international.
Le groupe AFD participera à cette nouvelle COP afin de réaffirmer son engagement en faveur de la gestion durable des terres, de la résilience face aux sécheresses, de la transformation des systèmes agricoles et alimentaires, du pastoralisme durable et de la mobilisation coordonnée des financements publics et privés.
La COP17, un moment clé pour restaurer les terres et renforcer la résilience
La dégradation des terres affecte déjà jusqu’à 40 % des terres mondiales, avec des conséquences majeures sur la production alimentaire, la disponibilité de l’eau, les moyens de subsistance, la biodiversité et la stabilité des territoires. En Mongolie, pays hôte de la COP17, près de 77 % des terres sont déjà dégradées, faisant de la restauration des terres et de la lutte contre la désertification une priorité nationale et internationale.
La COP17 s’articulera autour de plusieurs temps forts, notamment un sommet des chefs d’État le 23 août, trois dialogues ministériels consacrés au financement, au pastoralisme et à la sécheresse, ainsi qu’un segment de haut niveau le 26 août.
Les principaux enjeux présentés lors de la COP17 sont les suivants :
- Accélérer la restauration des terres
La COP17 devra permettre de renforcer la mise en œuvre des engagements internationaux en matière de neutralité en matière de dégradation des terres. La restauration des sols, la gestion durable des terres, la préservation des ressources naturelles et la protection des écosystèmes seront au cœur des discussions.
L’enjeu est de soutenir des trajectoires de développement capables de préserver les terres, de restaurer leur fertilité, de protéger la biodiversité et de maintenir les moyens de subsistance des populations qui en dépendent.
- Renforcer la résilience face aux sécheresses
La COP16 de Riyad a mis en lumière l’importance croissante du risque sécheresse. À Oulan-Bator, les discussions devraient poursuivre cette dynamique en promouvant une approche plus systémique de la sécheresse, fondée sur la prévention, l’adaptation, la gestion des risques et l’anticipation des crises.
Il s’agira notamment de mieux intégrer la résilience à la sécheresse dans les politiques agricoles, hydriques, territoriales et climatiques, en s’appuyant sur la gestion durable de l’eau, la santé des sols, les systèmes d’alerte précoce et l’adaptation des systèmes de production.
- Mobiliser des financements innovants pour des terres en bonne santé
Le dialogue ministériel du 24 août, consacré aux mécanismes financiers innovants pour la santé des terres et la résilience à la sécheresse, mettra l’accent sur la nécessité de changer d’échelle en matière de financement.
Les besoins d’investissement restent considérables, notamment pour les exploitations familiales, les coopératives, les PME agricoles et les territoires ruraux. Les banques publiques de développement, les institutions financières agricoles, les acteurs privés et les partenaires techniques et financiers auront un rôle essentiel à jouer pour orienter davantage de ressources vers la restauration des terres et l’adaptation des systèmes agricoles.
- Mettre en lumière le pastoralisme durable
La COP17 se tiendra durant l’Année internationale des parcours et des pasteurs, proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies et soutenue par la Mongolie. Le pastoralisme constituera donc l’un des sujets structurants de cette édition.
Les parcours couvrent plus de la moitié de la surface terrestre de la planète, soutiennent directement les moyens de subsistance de centaines de millions de personnes et contribuent à la sécurité alimentaire, à la préservation de la biodiversité et au stockage du carbone. Pourtant, ils demeurent parmi les écosystèmes les plus négligés et les plus exposés à la dégradation.
La COP17 offrira ainsi une occasion majeure de reconnaître pleinement la contribution des systèmes pastoraux et de renforcer les investissements publics et privés en leur faveur.
- Mobiliser le secteur privé autour de l’initiative Business for Land
La Présidence mongole souhaite donner une visibilité accrue à l’initiative Business for Land, portée par la CNULCD, qui vise à accélérer l’engagement du secteur privé en faveur de la gestion durable des terres.
L’enjeu est double : orienter les investissements vers des chaînes de valeur durables et intégrer la santé des sols, la préservation de l’eau, la restauration des paysages et la biodiversité dans les stratégies d’entreprise. La participation attendue d’entreprises internationales et françaises fera de la COP17 un moment important pour renforcer le dialogue entre acteurs publics, entreprises et organisations de la société civile.
L’engagement du groupe AFD à la COP17
Le groupe AFD participera à la COP17 en tant qu’acteur engagé de la lutte contre la désertification, de la résilience climatique et de la transformation durable des systèmes agricoles et alimentaires.
Le groupe portera ses engagements sur les sujets suivants :
- Financer la gestion durable des terres et la transition agroécologique
Le groupe AFD soutient la transformation des systèmes agricoles et alimentaires afin de concilier sécurité alimentaire, préservation des ressources naturelles, adaptation au changement climatique et développement économique des territoires ruraux.
En 2025, les engagements du groupe AFD en faveur de l’agriculture, du développement rural et de la biodiversité ont atteint 1,3 milliard d’euros. Les projets mis en œuvre ou achevés en 2024 ont notamment permis à plus de 1,3 million d’exploitations familiales d’améliorer leur performance économique, à près de 1,2 million d’exploitations familiales de bénéficier d’un accompagnement vers des systèmes agroécologiques, et à 2,6 millions d’hectares de bénéficier de programmes de gestion durable des ressources naturelles et des terres.
- Renforcer la résilience face aux sécheresses
Pour le groupe AFD, la sécheresse ne doit plus être considérée uniquement comme une crise ponctuelle, mais comme un risque systémique dont les effets affectent durablement la sécurité alimentaire, les ressources naturelles, les économies rurales et la stabilité des territoires.
L’AFD défend une approche fondée sur la prévention, l’adaptation et la réduction du risque résiduel. Cette approche passe par la restauration des sols, la gestion intégrée des ressources en eau, l’appui à l’agriculture irriguée, la transition agroécologique, la gestion des risques de catastrophe et le recours aux solutions fondées sur la nature.
- Soutenir les banques publiques agricoles et le financement durable de l’agriculture
Les banques publiques agricoles jouent un rôle stratégique pour financer la transition des systèmes alimentaires, en particulier dans les pays où l’accès au financement reste limité pour les exploitations familiales, les coopératives, les PME rurales et les acteurs des chaînes de valeur.
À travers son approche AGreenFi – Sustainable Agricultural and Rural Financing, l’AFD accompagne les institutions financières publiques afin qu’elles puissent financer des investissements agricoles durables et résilients. Depuis dix ans, l’AFD a financé plus de 25 projets pour un montant d’environ 1,5 milliard d’euros dans ce domaine, en combinant lignes de crédit, garanties, assistance technique, partage des risques et appui institutionnel.
L’AFD est également engagée dans la Coalition des banques publiques agricoles, lancée lors du premier Sommet Finance en Commun sous l’égide du FIDA, qui favorise le partage de bonnes pratiques et le développement d’outils innovants en matière de finance agricole durable.
- Promouvoir un pastoralisme durable, productif et résilient
L’AFD promeut une vision du pastoralisme comme un mode d’élevage durable, fondé sur la mobilité des troupeaux, la gestion durable des parcours naturels et les savoir-faire des communautés pastorales.
Loin d’être une pratique marginale, le pastoralisme constitue un levier majeur de sécurité alimentaire, d’adaptation au changement climatique, de préservation de la biodiversité et de développement économique et social. Il contribue également à la fertilité des sols, au stockage du carbone et à la valorisation d’espaces peu adaptés aux cultures.
À l’occasion de la COP17 et de l’Année internationale des parcours et des pasteurs, l’AFD valorisera son expérience, ses partenariats avec le Cirad et les ONG, ainsi que ses projets en faveur du développement pastoral, notamment en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
- Mobiliser les partenariats publics, privés et associatifs pour des chaînes de valeur durables
La restauration des terres et la transition des systèmes agricoles supposent une mobilisation coordonnée des acteurs publics, du secteur privé, des organisations de producteurs et de la société civile.
L’AFD souhaite mettre en avant des expériences concrètes de partenariats permettant de concilier les priorités des pays partenaires, les besoins des producteurs et les stratégies d’approvisionnement durable des entreprises. Ces partenariats peuvent contribuer à structurer des filières agricoles plus durables, à améliorer les revenus des producteurs, à réduire les risques climatiques et à préserver les ressources naturelles.
Dans cette perspective, la COP17 constituera une opportunité importante pour renforcer le dialogue autour de l’initiative Business for Land et promouvoir des chaînes de valeur respectueuses des sols, de l’eau et de la biodiversité.
Side events
Le groupe AFD cherchera à démontrer sa capacité à porter des solutions concrètes pour atteindre les objectifs de la convention désertification et lutter contre la sécheresse.
3 side-events portés ou co-portés par l’AFD ont été acceptés par le comité d’organisation :
- Building Sustainable Value Chains through Healthy Soils and public and private Partnerships (porté par l’AFD) - prévu le 27 août de 8H30 à 10H00
- Mobilizing public and private sectors for sustainable cotton production in Southern Chad. (coporté par LVMH, CBA, le gouvernement tchadien et l’AFD) - prévu le 25 août de 18h00 à 19h30
- Restoring Agricultural Lands and Preventing Degradation: Financing Solutions through Public Development Banks (lead FIDA et AgriPDB et coorganisé avec AFD) - prévu le 27 août de 9h30 à 11h00